238 – Des rave-parties sauvages chaque samedi depuis un mois, excèdent des riverains près de Rouen

Publié le 7 août 2020

238 – Des rave-parties sauvages chaque samedi depuis un mois, excèdent des riverains près de Rouen

Publié le 7 août 2020

Des rave-parties sont organisées chaque week-end depuis un mois dans la forêt de La Londe, près de Rouen. Une riveraine, Blandine, est confrontée à la musique, bruyante.

Blandine*, une habitante de Saint-Ouen-du-Tilleul (Eure), se dit « dégoûtée ». Et pour cause, depuis « maintenant un mois », elle est confrontée chaque week-end aux nuisances sonores provoquées par des rave-parties, organisées illégalement dans la forêt de La Londe, près de Rouen (Seine-Maritime), à trois kilomètres de chez elle. Dans la nuit de samedi 1er à dimanche 2 août 2020, près de 300 participants à l’événement ont été comptabilisés par la police.
« J’entends des ‘boum-boum’ pendant dix heures »

Cela fait maintenant huit mois, depuis janvier 2020, que Blandine, son mari et leur fils ont acquis une propriété « en pensant être au calme ». Le calme régnait, jusqu’à ce que l’été arrive. Cela fait maintenant plusieurs semaines, depuis la mi-juillet, que chaque week-end, dans la nuit de samedi à dimanche, des nuisances sonores interviennent.

Durant la nuit, cette mère de famille est dérangée dans son sommeil par la musique, utilisée pendant les rave-parties, particulièrement forte : « Je me réveille la nuit, j’entends des ‘boum-boum’ pendant dix heures, c’est insupportable ! » :

    La musique était particulièrement forte le dernier week-end, du 1er au 2 août à partir de 22 heures le samedi jusqu’au dimanche à dix heures. Je n’avais jamais entendu une musique aussi forte. Nous avons donc contacté la gendarmerie et la police.

Les policiers, contactés par le couple, leur ont affirmé que la source de ces nuisances devait être localisée. « Mon mari est donc parti à pied pour savoir d’où venait ce bruit. Il a localisé l’endroit au bout d’une heure de marche dans la forêt de La Londe au niveau d’un carrefour. Ils étaient nombreux avec une cinquantaine de véhicules stationnés. »
Le couple réussit à décrocher un entretien par téléphone avec un adjoint de la municipalité de La Londe, ainsi qu’avec le commissariat d’Elbeuf : « On nous a indiqués qu’une intervention avait été annulée au dernier moment par manque d’effectifs. » La police affirme qu’une dizaine d’agents ont été dépêchés sur le site, dans la nuit du 1er au 2 août, pour faire cesser le tapage.

41 véhicules ont également été verbalisés pour stationnement illicite, avec une amende « dissuasive » à hauteur de 135 euros. Mais la première difficulté pour les forces de l’ordre, dans cette forêt de 2500 hectares, reste de localiser la source des nuisances.
Un problème récurrent ?

Blandine espère, et c’est le vœu qu’elle a formulé auprès de la municipalité, que des actions préventives soient menées pour éviter que la situation ne se reproduise, « sinon on ne va pas tenir ». L’état des jeunes, le dimanche à 14 heures, l’a aussi fortement inquiétée :

    En vélo le lendemain, nous avons traversé un groupe de jeunes qui décuvaient au milieu du chemin, allongés. Il y avait beaucoup de jeunes filles mal en point.

Après discussion avec des voisins, Blandine argue que l’existence de ces rave-parties n’est pas une question nouvelle. Cet élément est corroboré par Jean-Paul Loison, adjoint à la mairie de La Londe, qui n’avait jamais autant entendu de plaintes suite à cette rave-party. « Chaque année il y en a. Une fois, le maire avait appelé la préfecture qui avait diligenté des camions de policiers » pour déloger les fêtards.

Pour lui, il apparaît compliqué « d’intervenir car une fois sur place, il faut les déloger avec l’équivalent de compagnies de CRS. Quand on s’aperçoit du problème généralement, c’est l’équipe de nuit qui est en place ». Il convient que dans cette situation, « le mieux serait d’anticiper, de pouvoir savoir quand et où ils vont s’installer. Le meilleur moyen serait d’organiser des rondes le samedi après-midi pour voir si quelqu’un s’installe ». De son côté, Blandine espère ne plus avoir à subir cette situation, d’autant plus que le couple qui part en vacances dimanche matin, « aurait bien besoin d’une bonne nuit de repos… »

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